J'ai découvert aujourd'hui qu'il existe en Italie un "Ministro della Semplificazione", Roberto Calderoli, à la tête du Ministero della Semplificazione normativa.
Ma, cos'è la semplificazione?
Voici la réponse, trouvée sur la page d'accueil du ministère :
"Simplifier signifie introduire des éléments de clarté dans l'organisation [...]. La quantité des actes publiés sur la Gazzetta Ufficiale (équivalent du Journal Officiel) dépasse le nombre incroyable de 430 000. Il s'agit pour la plupart de règles obsolètes et inutiles qui font de notre organisation un système confus, décousu et incompréhensible: une "montagne de papier" qui limite la liberté des citoyens, décourage la compétitivité des entreprises, retarde les temps de décisions [...] et entraîne surtout un gros gaspillage de l'argent public.
La bonne stratégie pour affronter cette situation est la simplification, la réduction drastique des normes existantes et la mise en ordre du chaos législatif, sans pour autant manquer aux règles du droit et au respect du citoyen".
C'est eux qui le disent.
mardi 26 janvier 2010
vendredi 22 janvier 2010
Pouilles et chaleur - De l'importance du contexte
Ce matin au travail j'ai lu la revue de la presse italienne, rédigée en français.
Il y avait ce titre que tout résident en Italie comprend sans s'étonner, mais qui pourrait amuser les non-intimes du pays. Vous peut-être.
"Dans les Pouilles, le PD a besoin de temps, mais aussi de plus de chaleur"
Le PD c'est le Partito Democratico.
Les Pouilles c'est le talon de la botte.
La chaleur ce serait le charisme des chefs du PD pouilleux.
Pardon pour ce message.
Il y avait ce titre que tout résident en Italie comprend sans s'étonner, mais qui pourrait amuser les non-intimes du pays. Vous peut-être.
"Dans les Pouilles, le PD a besoin de temps, mais aussi de plus de chaleur"
Le PD c'est le Partito Democratico.
Les Pouilles c'est le talon de la botte.
La chaleur ce serait le charisme des chefs du PD pouilleux.
Pardon pour ce message.
dimanche 17 janvier 2010
Pourquoi Berlu?
Les non-résidents en Italie s'attendent souvent à ce que je leur explique comment et pourquoi les Italiens ont-ils pu élire Berlusconi... je réponds tant bien que mal que finalement ça ne me surprend pas beaucoup, et sors en général deux ou trois banalités. Pas ou peu convaincante.
J'ai à présent les moyens de vous fournir une explication plus construite, qui n'est pas de moi donc: "les élections italiennes expliquées aux Européens", article de CaféBabel publié lors des élections 2006, pourra certainement vous éclairer.
Bonne lecture.
J'ai à présent les moyens de vous fournir une explication plus construite, qui n'est pas de moi donc: "les élections italiennes expliquées aux Européens", article de CaféBabel publié lors des élections 2006, pourra certainement vous éclairer.
Bonne lecture.
dimanche 3 janvier 2010
Influenza mozzarella
Je suis partie fouiller sur le site du Ministère de la Santé italien à la recherche de la photo de l'infirmière aguicheuse évoquée précédemment (le 9 décembre) -la seule capable d'enrayer la progression de la grippe H1N1 en Italie- et suis tombée sur cette image que je ne comprends pas:

Quel est le rapport entre la mozzarella et la grippe A?
Le gouvernement tente-t-il d'appâter les Italiens avec des photos de jeunes femmes décolletées ou avec de la nourriture du terroir pour les inciter à se préoccuper de leur santé?
A moins que cette boule blanche sur la photo ne soit le virus de la grippe.... hum hum...
PS: influenza = grippe

Quel est le rapport entre la mozzarella et la grippe A?
Le gouvernement tente-t-il d'appâter les Italiens avec des photos de jeunes femmes décolletées ou avec de la nourriture du terroir pour les inciter à se préoccuper de leur santé?
A moins que cette boule blanche sur la photo ne soit le virus de la grippe.... hum hum...
PS: influenza = grippe
samedi 2 janvier 2010
Mon fils, quitte ce pays! La suite
Dans le Monde du 25 décembre, Philippe Ridet (le correspondant du Monde en Italie) a écrit un article qui commentait aussi la lettre ouverte de P.L. Celli du mois de novembre.
Là vous devez vous étonner de la grande réactivité de ce blog par rapport au grand journal, mais l'article est quand même bien plus intéressant que mon message. Sans rancune.
Accessible pour les abonnés là: http://www.lemonde.fr/teaser/?url_zop=http%3a%2f%2fabonnes.lemonde.fr%2feurope%2farticle%2f2009%2f12%2f24%2fl-italie-voit-un-signe-de-declin-dans-l-expatriation-de-ses-jeunes-diplomes_1284583_3214.html
Là vous devez vous étonner de la grande réactivité de ce blog par rapport au grand journal, mais l'article est quand même bien plus intéressant que mon message. Sans rancune.
Accessible pour les abonnés là: http://www.lemonde.fr/teaser/?url_zop=http%3a%2f%2fabonnes.lemonde.fr%2feurope%2farticle%2f2009%2f12%2f24%2fl-italie-voit-un-signe-de-declin-dans-l-expatriation-de-ses-jeunes-diplomes_1284583_3214.html
mercredi 9 décembre 2009
Fiammiferi e infermiere
Saviez-vous qu'ici on ne trouve pas d'allumettes dans les supermarchés, mais dans les bureaux de tabac car comme les cigarettes elles sont soumises à une taxe spéciale?
Voilà c'est tout.
Bientôt je prendrai mon appareil photo pour photographier les affiches publicitaires machos qui sont partout tout le temps sans que ça ne choque, apparemment, personne.
En avant-première je vous en décris une car il me semble qu'elle n'est plus diffusée à présent: sur les écrans du métro il avait un message du ministère de la santé pour inciter les gens à se faire vacciner contre la grippe A. Et ce message était illustré par la photo d'une "infirmière" très blonde au très profond décolleté.
Sans commentaire.
Voilà c'est tout.
Bientôt je prendrai mon appareil photo pour photographier les affiches publicitaires machos qui sont partout tout le temps sans que ça ne choque, apparemment, personne.
En avant-première je vous en décris une car il me semble qu'elle n'est plus diffusée à présent: sur les écrans du métro il avait un message du ministère de la santé pour inciter les gens à se faire vacciner contre la grippe A. Et ce message était illustré par la photo d'une "infirmière" très blonde au très profond décolleté.
Sans commentaire.
lundi 30 novembre 2009
Mon fils, quitte ce pays!
C'est le titre de la lettre ouverte qu'a écrite Pier Luigi Celli, le directeur général de la LUISS (une grande université privée de Rome) et ex-directeur de la RAI (télévision publique italienne) à son fils, parue aujourd'hui dans la Repubblica et qui a déjà suscité 1960 commentaires (beaucoup sont des témoignages type "oui c'est mieux à l'étranger").
A lire en italien ici.
P.L. Celli explique à son fils qui vient de terminer ses études que l'Italie "n’est plus un endroit dans lequel on puisse vivre avec fierté” et lui conseille d'aller là "où la loyauté, le respect, la reconnaissance du mérite et des résultats ont encore de la valeur".
Et ce message paternel se termine par "prépare-toi de toutes façons à souffrir"
Serait-ce du désespoir?
"On aurait voulu que l'Italie soit différente, on n'a pas réussi"
... et ce n'est pas en encourageant la fuite des cerveaux que vous réussirez cher monsieur le directeur d'Université!
Plutôt que d'enjoindre son fils à se battre, il lui conseille publiquement de fuir, à lui et à tous les autres donc.
Faut-il être franchement lâche ou franchement désespéré non?
J'allais clore le message ici, mais un nouveau coup d'oeil au site de la Repubblica et aux 19 nouveaux commentaires postés entre temps m'oblige à remercier "walterstucco" auteur d'un commentaire enfin lucide. Merci Walter. Il écrit:
"J'aurais préféré entendre plus de personnes se plaignant du laxisme chronique des Italiens, plutôt que dire que c'est toujours la faute du système. En Italie tout le monde est victime du système."
Puis en substance: se demande combien de personnes parmi tous les diplômés italiens essaient au moins de maintenir ce que leurs parents ont construit. Constate que l'auteur de la lettre était dans la position de faire changer les choses et que au lieu de ça il se plaint. Et termine:
"Les Italiens aiment pleurer. Mais ils n'aiment pas réparer ce qu'ils ont cassé".
Depuis 5 minutes 15 nouveaux commentaires ont été envoyés, je ne les lis plus sinon je continuerai encore longtemps cette revue de presse.
PS du mardi 1er décembre: la Repubblica a publié aujourd'hui un compte rendu des commentaires, en italien là.
A lire en italien ici.
P.L. Celli explique à son fils qui vient de terminer ses études que l'Italie "n’est plus un endroit dans lequel on puisse vivre avec fierté” et lui conseille d'aller là "où la loyauté, le respect, la reconnaissance du mérite et des résultats ont encore de la valeur".
Et ce message paternel se termine par "prépare-toi de toutes façons à souffrir"
Serait-ce du désespoir?
"On aurait voulu que l'Italie soit différente, on n'a pas réussi"
... et ce n'est pas en encourageant la fuite des cerveaux que vous réussirez cher monsieur le directeur d'Université!
Plutôt que d'enjoindre son fils à se battre, il lui conseille publiquement de fuir, à lui et à tous les autres donc.
Faut-il être franchement lâche ou franchement désespéré non?
J'allais clore le message ici, mais un nouveau coup d'oeil au site de la Repubblica et aux 19 nouveaux commentaires postés entre temps m'oblige à remercier "walterstucco" auteur d'un commentaire enfin lucide. Merci Walter. Il écrit:
"J'aurais préféré entendre plus de personnes se plaignant du laxisme chronique des Italiens, plutôt que dire que c'est toujours la faute du système. En Italie tout le monde est victime du système."
Puis en substance: se demande combien de personnes parmi tous les diplômés italiens essaient au moins de maintenir ce que leurs parents ont construit. Constate que l'auteur de la lettre était dans la position de faire changer les choses et que au lieu de ça il se plaint. Et termine:
"Les Italiens aiment pleurer. Mais ils n'aiment pas réparer ce qu'ils ont cassé".
Depuis 5 minutes 15 nouveaux commentaires ont été envoyés, je ne les lis plus sinon je continuerai encore longtemps cette revue de presse.
PS du mardi 1er décembre: la Repubblica a publié aujourd'hui un compte rendu des commentaires, en italien là.
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