lundi 13 avril 2009

Amitié franco-italienne

J'ai tapé sur google les mots du titre de ce message, pour savoir s'il existait des bourses d'études franco-italiennes... bon, pour l'instant je n'ai pas trouvé, mais j'ai beaucoup ri car un lien commercial s'est affiché, lien que voici:

Amitié italienne

L'amour n'a pas de frontières
sur XXXXX.com. Inscrivez-vous!
XXXXX.com/Rencontres-Italiens

Hahahahaha!

jeudi 9 avril 2009

Sur le voyage

Pour quelques photos et légendes de mon voyage:
http://picasaweb.google.fr/paulinecellard
Je suis donc partie à Vérone, puis à Padoue, Ferrare, Bologne et Arezzo. 5 jours en tout... très beau.
Et j'ai réalisé que dès qu'on allait au nord, en fait, l'Italie pouvait être un pays organisé. Si si. Ferrare: ville incroyable pour l'accueil, l'organisation, les indications dans les rues (genre: les noms des rues, des flèches pour indiquer les monuments, je n'en revenais pas!). Je me sentais presque en Allemagne: tout le monde s'y déplace à vélo.
C'est donc possible.
Je me rends maintenant bien compte de la situation de Rome au SUD de l'Italie. Et pourquoi dès qu'on dit aux Italiens du nord qu'on vit à Rome ils rigolent. Le premier mot qui leur vient à la bouche au sujet de la capitale, c'est tout le temps "casino".. "è un casino Roma" (c'est le bordel à Rome).
Ah bon? je ne l'avais pas remarqué!

[Soit dit en passant pour les filles: j'ai aussi trouvé où étaient cachés les beaux Italiens. Dès qu'on va au nord de Rome ils sont souvent moins vulgaires et très très beaux. Par contre, eux, forcément, ils ne te draguent pas comme à Rome. Basta avec ces considérations racistes.]

Bon, j'ai un cours ce jeudi saint avec mon prof qui ne prend pas de vacances.
Ciao

Vacances romaines

Avant de vous raconter mon petit voyage, je ne peux résister à l'envie de vous dire que dans mon université, même l'organisation des vacances est bordélique. Autrement dit: il n'y a pas de vacances officielles, les profs décident ou non d'être en congé. Ainsi, je suis allée en cours hier, mais cours il n'y avait pas car le professeur était parti en vacances. En revanche, mon professeur d'histoire de la musique nous fait même cours vendredi saint (férié en Italie).
Mais je ne suis même plus étonnée voyez-vous.

mercredi 8 avril 2009

La Terra trema - Il terremoto

J'ai reçu plusieurs messages avant-hier de personnes qui voulaient savoir comme ça allait après le tremblement de terre de la nuit.
J'étais à peine rentrée de mon voyage dans le nord (mon prochain message en parlera), crevée, et je dormais quand c'est arrivé. J'ai d'abord cru que les voisins faisaient des travaux, puis j'ai réalisé qu'on était au milieu de la nuit (3h30 environ), alors j'ai allumé la lumière. C'était déjà fini. Mais mon lustre se balançait très fort: donc j'ai compris que je n'avais pas rêvé. J'ai pensé "ah, c'était un tremblement de terre", et je suis allée me recoucher comme si de rien n'était. Très bizarre comme réaction. Je n'ai pas eu peur du tout, ce qui m'importait c'était de dormir.
A Rome il n'y a eu que peu de dégâts, quelques canalisations coupées et des problèmes aux Thermes de Caracalla. Plusieurs de mes amis n'ont rien senti alors que d'autres en revanche n'ont pas dormi de la nuit car ils avaient trop peur, 30 secondes de tremblement c'est énorme si tu es réveillé dès le début.
Et hier, il y a eu une autre secousse, 5 sur l'échelle de Richter, mais je n'ai rien senti du tout, et pourtant c'était en pleine journée.
[note écrite après avoir lu les infos: seuls les étages supérieurs des bâtiments ont vibré... ce qui explique qu'un ami vivant au 7e ait senti un tremblement -on le prenait pour un parano nous...]
J'imagine que vous l'aurez vu ou lu aux infos, mais dans les Abruzzes (région à l'est de Rome, ou se trouve l'épicentre) c'est vraiment apocalyptique...
Ma coloc sicilienne n'était pas trop étonnée elle "y'a souvent des séismes en Italie" "oui je sais, mais à chaque fois autant de gens meurent?" "des gens meurent à chaque fois..." bon, ok.

lundi 30 mars 2009

Una piccola storia - Un viaggio Erasmus

L'Université française est en crise. Je vais donc vous parler de l'Université italienne pour vous changer les idées.
La semaine dernière, j'ai participé pour la première fois à une visite organisée par l'association ESN de ma fac (visite de la Galleria Corsini).
ESN ça veut dire Erasmus Student Network. C'est le nom qui regroupe toutes les associations erasmus officielles de toutes les universités d'Europe (car il y a aussi beaucoup d'associations non officielles).
Je me suis jointe à ce groupe de visite car j'y allais avec une amie qui ne pouvait pas bénéficier de la gratuité en temps normal, n'étant pas étudiante en histoire de l'art (en revanche, moi, comme en France, je ne paie jamais rien).
Mais pourquoi en faisant partie de ce groupe erasmus pouvait-on bénéficier de la gratuité?
C'est ce que nous a expliqué l'étudiant de l'association avant de commencer:
"Alors, vous pouvez bénéficier de la gratuité dans ce musée, car l'université nous a fourni de faux certificats sur lesquels il est inscrit que vous étudiez l'histoire de l'art, même si ce n'est pas vrai".
Ou l'entube institutionnalisée...

Je ne parle pas souvent de la "vie erasmus", tout simplement car je ne participe jamais aux festivités organisées par la précitée association ESN. J'étais allée au début de l'année à 2 ou 3 fêtes, mais j'ai trouvé ça rapidement idiot. Musique pourrie, étudiants ivres, 80% d'Espagnols dont 90% ne sait pas aligner une phrase en italien sans se planter au moins 4 fois.
... bof...
Mais hier, avec 2 amies, on a pris part à une excursion ESN d'un jour à Tivoli, au nord est de Rome. Au programme: Villa Adriana et Villa d'Este. La première a été construite pour (et en grande partie par) l'empereur Hadrien au deuxième siècle après JC. Il reste encore énormément de choses, notamment un bassin très fameux entouré de sculptures. La seconde, du XVIe siècle, entièrement décorée à fresque est surtout renommée pour ses jardins aux nombreux jeux d'eau et fontaines. A la fin de la journée était prévu un dîner à Frascati, petite ville dans les montagnes du sud de Rome, dans une région viticole.
Séduites par ce programme, on avait décidé de se mêler aux vrais erasmus, ceux qui sont de toutes les fêtes, ceux qui font tous les voyages organisés, ceux qui ont 600 amis sur facebook.
Les visites étaient belles, malgré la météo très très peu clémente.
Mais mon dieu, quels barbares tous ces étudiants!!!!!!!!!!
Dès le trajet matinal dans le car tout le monde criait (beaucoup d'Espagnols du sud notamment, au grand désespoir de mon amie Mònica qui avait honte de partager la même nationalité qu'eux). Ambiance colonie de vacances. Tous à se réjouir car le soir, on aurait beaucoup, beaucoup de vin à boire et on pourrait chanter la chanson paillarde en romanesco dont les paroles nous avaient été distribuées dès le départ.
Le pire c'était le retour. Car les jeunes européens avaient donc bu au restaurant, beaucoup. Et nous avons eu la mauvaise idée de nous asseoir à côté d'un groupe franco-wallon surexcité qui n'a pas arrêté de crier sans raison, et de brailler des chansons paillardes car un gars de l'asso leur avait promis de leur prêter le mégaphone s'ils chantaient...(par chance ils ne l'ont pas eu, sinon on serait devenues un peu agressives.. c'était franchement insupportable).
On était aussi près d'un groupe de mecs espagnols, plutôt calmes comparés aux tarés francophones, mais, malheureusement, un peu mignons... donc les filles du bus venaient les draguer. Forcément celles qui venaient étaient les moins inhibées, les plus saoules donc. Une Autrichienne de 3 mètres 50 au regard perdu, qui se prenait en photo avec tous les garçons, tout en buvant je-sais-pas-quoi à la bouteille. Elle manquait de tuer 10 Espagnols en tombant à chaque virage. Effrayant. Une Anglaise complètement folle qui ne disait que des choses absurdes. Un Allemand est venu aussi, il parlait espagnol et venait demander aux Espagnols de chanter la "Chanson de la culotte" (canciòn de las bragas je crois)..Tout ce beau monde encouragé à faire plus de bruit toutes les 5 minutes par les étudiants italiens de l'asso.
Bel échange culturel...
C'était atroce, on avait l'impression d'être avec 60 adolescents saouls et particulièrement débiles.
La plupart d'entre eux par ailleurs était répartis en groupes de personnes de même nationalité, ou de même langue maternelle. La seule chose en commun entre tous, c'était cette joie à l'idée de se bourrer la gueule le soir, puis l'euphorie de se bourrer la gueule et enfin la fierté et la jouissance d'être complètement ivres (pour la septième fois de la semaine probablement). Et de crier ensemble.

Avec mes amies, on se demandait si on était particulièrement snobs, ou particulièrement rabat-joie... mais non, on ne croit pas, parce qu'on s'amuse aussi nous, mais pas comme ça...
C'est quand même un peu triste de voir le beau projet erasmus réduit à ça, mais heureusement, tous les étudiants erasmus ne profitent par de leur année de cette façon!

samedi 28 mars 2009

Vive l'affichage




Une fois encore impossible d'insérer les images dans le corps de texte.

1ere affiche:
Il volto della crisi.. le visage de la crise, dont vous aurez reconnu les traits je pense.

Et l'autre:
400 millions pour la "saloperie" (bof comme traduction, porcata ce serait "cochonade" d'où la photo...). Pour accompagner le référendum aux européennes.., je ne comprends pas tout, j'ai abandonné l'idée de comprendre la politique italienne.