Voici une explication de mon amie Camille, passée il y a peu technicien en chef de ce blog.
C'est long, mais clair.
Camille: "Les flux rss servent à vous prévenir automatiquement qu'un nouvel article a été ajouté sur le site que vous souhaitez.
EXEMPLE : vous pouvez vous en servir pour les informations, avec le site du Monde ou de n'importe quel journal.
PLUSIEURS POSSIBILITES POUR LES METTRE EN PLACE :
PREMIERE POSSIBILITE :
vous pouvez regrouper plusieurs flux RSS dans une seule page, qui s'appelle logiquement un AGREGATEUR DE FLUX (tout ça est un peu barbare mais c'est au final très simple et pratique)
Pour cela, il faut copier l'adresse du flux (voir plus bas) dans le site.
EXEMPLE : Netvibes: http://www.netvibes.com/ qui est un agrégateur de flux facile à utiliser et plutôt pratique.
Vous y ajoutez (en cliquant sur "ajouter du contenu" puis "flux") les flux RSS qui vous intéressent (blogs, hotmail, Le Monde pour continuer mon exemple, etc. Vous pouvez vous en servir comme page de démarrage, il vous donne la météo, google, c'est très pratique tout ça.
AUTRE POSSIBILITE SIMPLE :
vous cliquez donc sur le petit symbole orange en bout de ligne d'adresse du site (ce que j'avais dit précédemment), la page devient un flux RSS qui a lui aussi une adresse : vous copiez cette adresse dans vos favoris au lieu de copier celle du blog.
EXEMPLE : au lieu de mettre dans vos favoris : http://paulinearome.blogspot.com/
vous mettez : http://paulinearome.blogspot.com/feeds/posts/default
Quand Pauline pondra un nouvel article (cot cot), vous aurez : (1) qui s'affichera à côté du nom de son blog dans les favoris. (ce qui veut dire "un nouvel article", pour les sourds et les malentendants)
AVANTAGE des FLUX RSS : vous n'avez pas besoin de faire la tournée de tous les blogs de vos amis tous les jours 5 fois par jour, vous êtes prévenus quand leur prose s'est déversée à la face du monde automatiquement !
La mise à jour des flux se fait toute seule, et, en théorie, en temps réel !
Et Pauline n'a pas besoin de nous envoyer un mail " ayééééééééé". "
Pauline: " et avec le nouveau truc que j'ai ajouté hier "s'abonner à mon blog", c'est encore plus simple."
mardi 13 janvier 2009
lundi 12 janvier 2009
Pour s'abonner au blog
Alors, puisque personne n'a rien compris au coup des flux RSS (moi non plus d'ailleurs, mais j'ai transmis l'info pensant que vous étiez plus futés que moi), j'ai rajouté un "gadget", en bas à droite de l'écran qui s'appelle "s'abonner à mon blog". J'espère que ça sera plus facile.
dimanche 11 janvier 2009
Bons plans II / danser et boire - Scrivere per non studiare
C'est fou comme j'ai très souvent envie d'écrire des messages en ce moment d'intenses révisions.
Et oui, c'est tellement plus amusant de raconter sa vie que de lire et apprendre celle des autres.
Il y a bien longtemps je vous avais écrit que je continuerai à vous fournir mes "bons plans" romains. J'avais annoncé "où étudier", ça je ne peux toujours pas vous l'indiquer, et surtout "où sortir". Héhé, là je suis déjà plus au point.
Alors, étant romaine depuis plusieurs mois maintenant, j'ai pris mes petites habitudes, et j'avoue que pour me trouver un samedi soir, il suffit souvent d'aller au CIRCOLO DEGLI ARTISTI!!! (http://www.circoloartisti.it/)
J'aime ce lieu.
1° c'est à côté de chez moi/ 2° c'est pas cher, 5€ après 23:30 (c'était même gratuit pour les erasmus en 2008)/ 3° c'est une salle de concert qui devient boîte vers minuit avec 2 salles, une electro, une rock. Et un jardin, mes enfants, un jardin, de rêve!! avec un écran de cinéma en plein air, une piscine, des petits bars dans des cabanes, des tables dans la verdure. Trop beau (y'a des liens vers des photos sur leur site)/ 4° C'est un lieu où l'on peut voir des Italiens qui n'ont ni doudoune à capuche à fourrure, ni semelles compensées, ni sourcils épilés, ni piercing dégueu.
En gros c'est un truc de bobos à l'italienne. D'ailleurs hier soir - là-bas donc- je parlais avec des Italiens qui n'étaient pas des habitués visiblement et qui m'ont dit que le Circolo me plaisait probablement à moi la Française car c'était un lieu sale. Vaff..culo!
[les mêmes au début voulaient savoir d'où je venais, alors je leur ai dit "devinez, mon accent devrait vous aider", et ils ont commencé à me sortir un à un tous les noms des provinces d'Italie. J'étais pas peu fière.]
Sinon, autre lieu sympa, en plein centre, dans le Ghetto: le RIALTO SANT'AMBROGIO, "centre social" dans un ancien lycée. (http://www.rialtosantambrogio.org/). Genre de squat amélioré, centre artistique, avec des expos, des concerts, de l'électro... le bar est dans l'ancien réfectoire avec une fresque de Vierge à l'Enfant, blasphème. Et il y a aussi un jardin, l'ancienne cour du bahut... beau beau beau.
Pour boire un coup, le SAN CALLISTO dans le Trastevere, parce que c'est beau, sur une petite place, qu'ils sont gentils, que c'est pas cher, et que mine de rien, des bars y'en n'a pas tant que ça à Rome (constat étonnant: y'a pas la tradition des bars ici), et qu'on y trouve toujours des gens qu'on connaît (que je connais). En plus, un ami y a rencontré un vieux peintre-philosophe qui dit avoir fréquenté Sartre.
Là aussi, on peut voir des Italiens-pas-trop-craignos-sans-doudoune et on peut y boire un pastis.
Sinon, quartier d'étudiant vers la Sapienza: SAN LORENZO.
Avec sa petite place devant l'église où tout le monde vient zoner, siroter sa bière sur les marches, ses petits bars, dont un splendide karaoké délirant niché dans une sorte de fausse caverne reconstituée. Dans le "menu" de leurs chansons, on trouve même "la Bohème" d'Aznavour -chantée avec brio et sans honte par Nicolas et Damien, chapeau les mecs- et "Tout" de Lara Fabian - chantée avec ébriété par Damien devant un public italien perplexe.
Sinon, repaire de la boboïtude romaine, une "librairie-bar à vins"... tu bois du pinard entouré de livres, en écoutant de la musique... française of course (genre Arthur H, Renaud, Renan Luce, Daphné!!!). Sans le côté snob qu'un tel lieu aurait probablement eu en France. Y aller pour observer les clients, sinon c'est assez normal comme endroit.
Pour boire y'a aussi les alentours de CAMPO DE'FIORI, mais maintenant, je trouve ça trop central, banal et touristique... et pour danser les boîtes du TESTACCIO, je n'y suis allée qu'une fois et la musique était naze, mais bon, y'en a plein...
Bon, il y a beaucoup d'autres lieux que je veux découvrir, on m'a parlé d'une sorte de squat dans un vieux fort par exemple, ça peut être drôle!
Par contre, je ne connais pas les lieux chics mes bons amis. Paraît juste qu'une des boîtes romaines les plus élégantes s'appelle "La maison" ([la maïsone])...
La France a ce pouvoir incroyable de véhiculer à la fois une idée de luxe, délicatesse et sophistication et en même temps de saleté et d'impolitesse. Comprends pas.
PS: voici un lien pour voir un plan de Rome où sont indiqués les lieux évoqués dans ce message http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&msa=0&msid=102740155003083507025.0004604c778320fce5615&ll=41.894179,12.477604&spn=0.003857,0.009656&z=17
J'ai essayé d'afficher directement la carte sur le blog, mais sans succès!
Et oui, c'est tellement plus amusant de raconter sa vie que de lire et apprendre celle des autres.
Il y a bien longtemps je vous avais écrit que je continuerai à vous fournir mes "bons plans" romains. J'avais annoncé "où étudier", ça je ne peux toujours pas vous l'indiquer, et surtout "où sortir". Héhé, là je suis déjà plus au point.
Alors, étant romaine depuis plusieurs mois maintenant, j'ai pris mes petites habitudes, et j'avoue que pour me trouver un samedi soir, il suffit souvent d'aller au CIRCOLO DEGLI ARTISTI!!! (http://www.circoloartisti.it/)
J'aime ce lieu.
1° c'est à côté de chez moi/ 2° c'est pas cher, 5€ après 23:30 (c'était même gratuit pour les erasmus en 2008)/ 3° c'est une salle de concert qui devient boîte vers minuit avec 2 salles, une electro, une rock. Et un jardin, mes enfants, un jardin, de rêve!! avec un écran de cinéma en plein air, une piscine, des petits bars dans des cabanes, des tables dans la verdure. Trop beau (y'a des liens vers des photos sur leur site)/ 4° C'est un lieu où l'on peut voir des Italiens qui n'ont ni doudoune à capuche à fourrure, ni semelles compensées, ni sourcils épilés, ni piercing dégueu.
En gros c'est un truc de bobos à l'italienne. D'ailleurs hier soir - là-bas donc- je parlais avec des Italiens qui n'étaient pas des habitués visiblement et qui m'ont dit que le Circolo me plaisait probablement à moi la Française car c'était un lieu sale. Vaff..culo!
[les mêmes au début voulaient savoir d'où je venais, alors je leur ai dit "devinez, mon accent devrait vous aider", et ils ont commencé à me sortir un à un tous les noms des provinces d'Italie. J'étais pas peu fière.]
Sinon, autre lieu sympa, en plein centre, dans le Ghetto: le RIALTO SANT'AMBROGIO, "centre social" dans un ancien lycée. (http://www.rialtosantambrogio.org/). Genre de squat amélioré, centre artistique, avec des expos, des concerts, de l'électro... le bar est dans l'ancien réfectoire avec une fresque de Vierge à l'Enfant, blasphème. Et il y a aussi un jardin, l'ancienne cour du bahut... beau beau beau.
Pour boire un coup, le SAN CALLISTO dans le Trastevere, parce que c'est beau, sur une petite place, qu'ils sont gentils, que c'est pas cher, et que mine de rien, des bars y'en n'a pas tant que ça à Rome (constat étonnant: y'a pas la tradition des bars ici), et qu'on y trouve toujours des gens qu'on connaît (que je connais). En plus, un ami y a rencontré un vieux peintre-philosophe qui dit avoir fréquenté Sartre.
Là aussi, on peut voir des Italiens-pas-trop-craignos-sans-doudoune et on peut y boire un pastis.
Sinon, quartier d'étudiant vers la Sapienza: SAN LORENZO.
Avec sa petite place devant l'église où tout le monde vient zoner, siroter sa bière sur les marches, ses petits bars, dont un splendide karaoké délirant niché dans une sorte de fausse caverne reconstituée. Dans le "menu" de leurs chansons, on trouve même "la Bohème" d'Aznavour -chantée avec brio et sans honte par Nicolas et Damien, chapeau les mecs- et "Tout" de Lara Fabian - chantée avec ébriété par Damien devant un public italien perplexe.
Sinon, repaire de la boboïtude romaine, une "librairie-bar à vins"... tu bois du pinard entouré de livres, en écoutant de la musique... française of course (genre Arthur H, Renaud, Renan Luce, Daphné!!!). Sans le côté snob qu'un tel lieu aurait probablement eu en France. Y aller pour observer les clients, sinon c'est assez normal comme endroit.
Pour boire y'a aussi les alentours de CAMPO DE'FIORI, mais maintenant, je trouve ça trop central, banal et touristique... et pour danser les boîtes du TESTACCIO, je n'y suis allée qu'une fois et la musique était naze, mais bon, y'en a plein...
Bon, il y a beaucoup d'autres lieux que je veux découvrir, on m'a parlé d'une sorte de squat dans un vieux fort par exemple, ça peut être drôle!
Par contre, je ne connais pas les lieux chics mes bons amis. Paraît juste qu'une des boîtes romaines les plus élégantes s'appelle "La maison" ([la maïsone])...
La France a ce pouvoir incroyable de véhiculer à la fois une idée de luxe, délicatesse et sophistication et en même temps de saleté et d'impolitesse. Comprends pas.
PS: voici un lien pour voir un plan de Rome où sont indiqués les lieux évoqués dans ce message http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&msa=0&msid=102740155003083507025.0004604c778320fce5615&ll=41.894179,12.477604&spn=0.003857,0.009656&z=17
J'ai essayé d'afficher directement la carte sur le blog, mais sans succès!
vendredi 9 janvier 2009
Offre de stagiaire
Et pourquoi ne pas utiliser mon blog pour me vendre?? [big brother, avant de procéder à la censure, lis la suite]
Alors voilà, mon premier semestre ici m'aura permis d'apprendre l'italien, de me familiariser avec Rome et les Romains, de profiter de la vie insouciante des étudiants erasmus.
Mais bon, nouvelle année, nouvelle mentalité et prise de conscience: il faudrait aussi penser à faire des choses sérieuses petite popo.
Donc, je cherche un stage dans un musée, ou dans une institution culturelle, française, italienne ou autre, à Rome. Si par hasard vous connaissiez quelqu'un susceptible de m'aider... Vous me connaissez, pour me présenter, très facile, n'ayez pas peur des superlatifs. Signalez aussi que je me spécialise actuellement dans le dialecte romain, que je commence à comprendre assez bien, et que je peux adopter aussi bien la rigueur cartésienne que la tranquilità romana. Mais pas en même temps.
Alors voilà, mon premier semestre ici m'aura permis d'apprendre l'italien, de me familiariser avec Rome et les Romains, de profiter de la vie insouciante des étudiants erasmus.
Mais bon, nouvelle année, nouvelle mentalité et prise de conscience: il faudrait aussi penser à faire des choses sérieuses petite popo.
Donc, je cherche un stage dans un musée, ou dans une institution culturelle, française, italienne ou autre, à Rome. Si par hasard vous connaissiez quelqu'un susceptible de m'aider... Vous me connaissez, pour me présenter, très facile, n'ayez pas peur des superlatifs. Signalez aussi que je me spécialise actuellement dans le dialecte romain, que je commence à comprendre assez bien, et que je peux adopter aussi bien la rigueur cartésienne que la tranquilità romana. Mais pas en même temps.
jeudi 8 janvier 2009
3e message en 2 jours - è la mia ossessione 'sto blog
Chères amies, Chers amis, Care amiche, Cari amici, (vi scrivo, così mi distrago un po'... comprend qui peut),
Aujourd'hui, jeudi 8 janvier 2009, je suis allée à la bibliothèque pour étudier, et non pas pour emprunter des DVD, ce que je faisais jusqu'à présent.
Pleine de bonne volonté, après mon petit -tout petit- café je me suis rendue dans les obscurs sous-sols de mon université, là où se trouve la biblioteca Lino Miccichè, du nom de l'historien et critique de cinéma dont je déchiffre actuellement un livre sur Visconti. Une salle grise et triste, dont les côtés sont meublés d'étagères toutes vides. Aucun livre en libre accès ou presque. Pas grave, j'avais tout prévu et apporté les miens.
Et bien, figurez-vous qu'un quart d'heure après mon entrée on me mettait dehors, car aujourd'hui, oui oui, la bibliothèque fermait exceptionnellement à 15H15 car une réunion était organisée à l'intérieur...
Je n'y arriverai donc jamais. Demain, je retente, dans une autre bibliothèque, car il ne faut pas perdre espoir.
Surtout que ici comme ailleurs: les examens approchent. Ou plutôt je m'approche des examens qui eux ne bougent pas et ne reculent jamais de toutes façons. Quoique...
[transition en douceur]
Le moment est enfin venu, vous êtes enfin prêts, à entendre parler un peu du système examinal italien [l'adjectif examinal existe dorénavant]. Il sistema italiano degli esami se caractérise par une extrême flexibilité, qui, à mon humble avis, encourage la paresse, rend les études atrocement longues, et dévalorise les diplômes. Trop de flexibilité dans un pays où tout le monde est déjà particulièrement flexible = casino (MDJ d'un autre message).
Voilà comment ça se passe...
On laisse l'étudiant libre de choisir quand il passe l'examen. Et celui-ci peut le passer autant de fois qu'il veut s'il n'est pas content de son résultat.
À chaque session d'examen sont organisés 3 "appels". On peut décider de passer l'examen au 1er et/ou au 2e et/ou au 3e. Mais on peut aussi décider de passer l'examen d'une matière au semestre suivant, ou bien l'année d'après... libertà, flessibilità...
Sachant que la plupart des gens que je connais -moi la première- ne travaille bien qu'avec des échéances courtes, je ne sais pas où ils trouvent la motivation pour "s'y mettre" ici!
Ils passent donc des années à étudier, et commencent souvent à travailler avant la fin de leurs études. Par conséquent ils ne peuvent plus assister aux cours, ce qui explique que pour préparer chaque examen, il suffise de lire un manuel choisi par le professeur, la présence aux leçons étant complètement facultative.
Quand ils sont enfin laureati, diplômés -parce qu'ils finissent tous par l'être un jour ou l'autre- ils fêtent ça en grande pompe avec couronne de laurier et tout le tralala. Et c'est rare qu'ils puissent travailler dans le domaine pour lequel ils ont fait des études.
Ah oui, et pour chaque appel, il y a juste un jour et une heure à laquelle tout le monde est convoqué. Les cours pouvant être suivis par les étudiants de 5 niveaux différents, de la 1e année de licence jusqu'à la dernière de master, ça veut dire que l'on peut littéralement attendre des heures avant de passer l'oral, voire même y retourner le lendemain.
Vous voyez, l'Université française ou l'Ecole du Louvre c'est pas si mal à côté...
En fait, moi ça m'arrange tout ça, car ici la vie, la ville, les gens, tout me plaît beaucoup, énormément, à la folie, et s'il n'y avait pas tous ces désagréments administratifs, universitaires etc... je n'aurais aucune envie de retourner en France à la fin de l'année. Là, au moins, je me dis que c'est mieux d'avoir un diplôme "pas italien", et que, quitte à moins manger de pasta, mieux vaut rentrer au pays...
Pour finir, je vous annonce que demain je devrais avoir à nouveau de l'eau chaude, et clore ainsi ma semaine d'ablutions à la bassine.
Aujourd'hui, jeudi 8 janvier 2009, je suis allée à la bibliothèque pour étudier, et non pas pour emprunter des DVD, ce que je faisais jusqu'à présent.
Pleine de bonne volonté, après mon petit -tout petit- café je me suis rendue dans les obscurs sous-sols de mon université, là où se trouve la biblioteca Lino Miccichè, du nom de l'historien et critique de cinéma dont je déchiffre actuellement un livre sur Visconti. Une salle grise et triste, dont les côtés sont meublés d'étagères toutes vides. Aucun livre en libre accès ou presque. Pas grave, j'avais tout prévu et apporté les miens.
Et bien, figurez-vous qu'un quart d'heure après mon entrée on me mettait dehors, car aujourd'hui, oui oui, la bibliothèque fermait exceptionnellement à 15H15 car une réunion était organisée à l'intérieur...
Je n'y arriverai donc jamais. Demain, je retente, dans une autre bibliothèque, car il ne faut pas perdre espoir.
Surtout que ici comme ailleurs: les examens approchent. Ou plutôt je m'approche des examens qui eux ne bougent pas et ne reculent jamais de toutes façons. Quoique...
[transition en douceur]
Le moment est enfin venu, vous êtes enfin prêts, à entendre parler un peu du système examinal italien [l'adjectif examinal existe dorénavant]. Il sistema italiano degli esami se caractérise par une extrême flexibilité, qui, à mon humble avis, encourage la paresse, rend les études atrocement longues, et dévalorise les diplômes. Trop de flexibilité dans un pays où tout le monde est déjà particulièrement flexible = casino (MDJ d'un autre message).
Voilà comment ça se passe...
On laisse l'étudiant libre de choisir quand il passe l'examen. Et celui-ci peut le passer autant de fois qu'il veut s'il n'est pas content de son résultat.
À chaque session d'examen sont organisés 3 "appels". On peut décider de passer l'examen au 1er et/ou au 2e et/ou au 3e. Mais on peut aussi décider de passer l'examen d'une matière au semestre suivant, ou bien l'année d'après... libertà, flessibilità...
Sachant que la plupart des gens que je connais -moi la première- ne travaille bien qu'avec des échéances courtes, je ne sais pas où ils trouvent la motivation pour "s'y mettre" ici!
Ils passent donc des années à étudier, et commencent souvent à travailler avant la fin de leurs études. Par conséquent ils ne peuvent plus assister aux cours, ce qui explique que pour préparer chaque examen, il suffise de lire un manuel choisi par le professeur, la présence aux leçons étant complètement facultative.
Quand ils sont enfin laureati, diplômés -parce qu'ils finissent tous par l'être un jour ou l'autre- ils fêtent ça en grande pompe avec couronne de laurier et tout le tralala. Et c'est rare qu'ils puissent travailler dans le domaine pour lequel ils ont fait des études.
Ah oui, et pour chaque appel, il y a juste un jour et une heure à laquelle tout le monde est convoqué. Les cours pouvant être suivis par les étudiants de 5 niveaux différents, de la 1e année de licence jusqu'à la dernière de master, ça veut dire que l'on peut littéralement attendre des heures avant de passer l'oral, voire même y retourner le lendemain.
Vous voyez, l'Université française ou l'Ecole du Louvre c'est pas si mal à côté...
En fait, moi ça m'arrange tout ça, car ici la vie, la ville, les gens, tout me plaît beaucoup, énormément, à la folie, et s'il n'y avait pas tous ces désagréments administratifs, universitaires etc... je n'aurais aucune envie de retourner en France à la fin de l'année. Là, au moins, je me dis que c'est mieux d'avoir un diplôme "pas italien", et que, quitte à moins manger de pasta, mieux vaut rentrer au pays...
Pour finir, je vous annonce que demain je devrais avoir à nouveau de l'eau chaude, et clore ainsi ma semaine d'ablutions à la bassine.
Néofascisme en liberté (????) - Qualche spiegazione per favore
Photo prise à 200 mètres de chez moi.Hier: commémoration de l'anniversaire de la mort de 3 jeunes militants de "droite" (du parti Fronte della Gioventù, parti de droite-droite d'après ce que j'ai lu, mais je comprends très mal la politique italienne), tués il y a 30 ans par des membres d'extrême gauche.
Il y a donc eu une cérémonie, avec le maire de Rome, Alemanno, devant ce splendide drapeau à croix celtique (symbole repris par les néonazis et les néofascistes, que j'avais beaucoup vu en Pologne et dans le nord de l'Allemagne notamment). Il y avait aussi 5 immenses drapeaux italiens sous lesquels brûlaient des cierges (j'ai découvert tout ça en allant faire mes courses au supermarché qui se trouve à côté de cet immeuble. J'ai pris peur -car je suis étrangère- et j'ai fait un énorme détour pour ne pas passer au milieu d'eux).
Je m'explique encore très mal tout ça, et je suis choquée car finalement, j'ai peur d'avoir un peu compris quand même.
Pour ceux qui comprennent l'italien, voici l'article publié par la Repubblica:
http://roma.repubblica.it/dettaglio/Saluti-romani-per-Acca-Larentia/1571229
Si parmi vous se cachent des experts de politique italienne... expliquez-moi!!
mercredi 7 janvier 2009
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